09 mai 2009
Kowalski's scouts
Encore et toujours dans le Drachenland. L'expédition Kowalski essaie de faire de la viande.
L'image est cliquable. Les figuines sont des Dixon. Les dinos sont des jouets en plastique repeints et la tente réglementaire en résine est de chez Newline Designs.
Ces soldats sont bien informés. Généralement, dans les parties de Saurian Safari que j'animais, quand je posais ça sur la table, les joueurs affolés les prenaient pour des raptors et assimilés et, affolés, concentraient leurs tirs sur eux. A Saurian Safari, les "petits" prédateurs en meutes sont beaucoup plus dangereux que les carnivores géants solitaires, comme les joueurs trop confiants l'apprennent assez vite à leurs dépens. D'où leur réaction. Les galliminus par contre, sont d'inoffensifs herbivores, mais ça les joueurs ne le savent pas. Du moins tant qu'ils ne les ont pas vus détaler.
En fait ces figurines n'ont a priori rien à voir avec le Drachenland.

Il s'agit de cavaliers US qui trainent dans mon stock, tous sous-couchés, soclés et floqués, depuis bientôt trois ans. J'ai failli les passer à la trappe, et puis je me suis ravisé hier matin. Je les ai donc peints (dans le cadre de ma gestion de projets - il va falloir que je parle de gestion de projets un de ces jours) et je ne les regrette pas. J'aime bien les figurines Dixon, même si elles ne sont pas très à la mode. Ce groupe est plein de vie.
Là encore, j'ai passé tous les bleus, les noirs et les gris à la lasure. La peau par contre est peinte à ma manière traditionnelle. De cette manière j'obtiens un résultat sensiblement égal à ce que je faisais avant, mais deux fois plus rapidement.
Cette petite dame (floue) se retrouve dans le lot par hasard.

En fait c'est la dernière figurine qui restait de ma commande Hasslefree de mars, celle où il y avait le scoobygang et le bourreau de Béthune, et qui trainait sur mon plan de travail.
08 mai 2009
La compagnie de fer du capitaine Knox
(image agrandissable)
La suite du Dracheland. Ici quelques hommes de la compagnie de capitaine Isidore Knox.
Je les ai achetés à Salute à une compagnie dont je ne parviens jamais à retenir le nom (le Tsar de qui je les ai achetés en la présence s'en souvient peut-être).
Les figurines sont inspirés par l'histoire d'un Australien dont j'ai oublié le nom, et je sais qu'il y a eu un film dont j'ai oublié le nom. Si quelqu'un a ces noms, je suis preneur car j'ai envie de voir le film.
La compagnie dont j'ai oublié le nom en a fait une unité militaire, qui vient tout naturellement prendre sa place dans le Drachenland, au service de la CCN (la Compagnie Commerciale Néonthologique). L'attaque des velociraptors (Copplestone) m'a été inspirée par ces gravures de tytes en armure complète qui chassaient l'ours armés d'une dague.
Je viens d'en peindre un troisième dont le vernis est en train de sécher. L'avantage de peindre avec de la lasure, c'est que je n'oublie plus jamais de vernir. C'est trop brillant au sortir de la peinture pour ne serait-ce que prendre une photo.
Ah oui, tout est peint à la lasure à part la peau. Pas les raptors par contre.

10 septembre 2008
Lasure, testament
Je mets dans ce billet en un seul endroit ce que j'ai pu apprendre et essayer jusqu'ici sur la lasure. J'essaierai de le maintenir à jour.
*** DEBUT EDIT mai 2009
A propos de mise à jour. La science ayant progressé depuis que j'ai écrit ce qui suit, voici l'état de l'art de toutes ces recherches, testé et adopté par d'autres personnes.
A force de faire des expériences on est arrivé très très loin de l'initial trempage et secouage du truc qui pue et attaque le cerveau, mais ça reste de la lasure.
Vous avez besoin d'un pot de lasure, et d'un seul. Prenez la transparente, et prenez la à l'eau. Vous pourrez lui mélanger de la peinture, de l'encre, enfin ce que vous voulez d'acrylique. Appliquez là au pinceau, là où vous voulez sur la figurine. Vous aurez l'effet lasure, mais de la couleur que vous voulez. Vous pourrez faire vos tests en faisant varier trois paramètres : la teinte de ce que vous ajoutez, sa concentration, et éventuellement la dilution du produit avec un peu d'eau, ou de magic wash.
En mettant les mélanges qui marchent dans vos pots vous aurez même vos lasures toutes prêtes.
*** FIN EDIT mai 2009

Lasure à l'eau ou lasure qui pue
La
lasure classique (et le quickshade) dégage des composés organiques volatils suspectés d'effets sur la santé (en tout
cas une utilisation prolongée me donne parfois mal au crâne).
Donc obligation de travailler fenêtre ouverte si vous ne voulez pas attraper un cancer de la prostate (pour paraphraser mon maître Benoit)
Si
on l'emploie autrement en plongeon, avec coton tige ou papier
absorbant pour enlever l'excès, on doit avoir un solvant type
white spirit pour nettoyer les pinceaux => un truc de plus qui pue.
En plus les temps de séchage sont longs. Une nuit minimum.
Avec la lasure à l'eau on élimine tous ses problèmes. Utilisation d'eau comme solvant (comme pour la peinture acrylique), travail sans odeur. Pour peu qu'on la conditionne dans des pots de peinture et qu'on l'applique au pinceau, on a la même utilisation et le même temps de séchage qu'un lavis conventionnel.
De plus on peut la mélanger avec la peinture acrylique, et utiliser une palette humide pour conserver les mélanges.

Plongeon or not plongeon ?
La méthode historique (magic dip en anglais) consiste à plonger la figurine dans le pot et à la retirer lasurée. Certes, c'est pittoresque, mais on doit en fait secouer la figurine comme un malade pour enlever l'excédent (bonjour les projections). Certains utilisent une essoreuse à salade (!). Ensuite il faut éponger les dépôts (pâtés) qui se forment forcément à certains endroits indésirables. Bref est-ce vraiment si rapide ?
La méthode du plongeon entraîne du gaspillage, ce qui est problématique surtout avec le quickshade.
Certains
l'appliquent avec un gros pinceau brosse. J'utilise un gros pinceau
mais point trop. Avec un peu d'expérience on en met juste
assez, et il en coule très peu sur le socle. On s'épargne
la phase pourtant pittoresque du secouage. J'utilise la pointe du
même pinceau, séché, pour drainer les excédents
indésirables (pâtés) qui se forment. Cette phase est indispensable si on veut un résultat correct.
L'application avec un pinceau suffisamment précis permet de mettre plusieurs types de lasure sur une même figurine, à bref intervalles, selon la couleur de la zone à ombrer ou l'effet désiré sur cette zone.

Brillant et vernis
La lasure si elle n'est pas trop diluée dans du solvant (eau, white spirit) apporte une couche protectrice à la figurine.
Elle apporte un effet brillant considéré comme indésirable par la plupart des gens. Une couche de vernis mat est donc nécessaire pour enlever cet effet.
J'utilise
du vernis mat de marque grande surface de bricolage, en bombe
En fait j'ai l'habitude de vernir généreusement en vernis brillant, puis de terminer avec une couche de vernis mat pour enlever le brillant. L'utilisation de la lasure m'épargne l'étape du vernis brillant.

Dilution et éclaircissement
Il y a deux manières de diluer la lasure :
avec le solvant (eau dans mon cas), cela rend le produit plus liquide. Il couvre donc moins la figurine et ne reste que dans les creux (selon la dilution).
avec de la lasure incolore (oui, ça se vend), cela rend la couleur plus claire mais ne change pas le taux d'occupation du produits. Ca sert à ombrer des couleurs plus claires, ou des surfaces où l'on veut moins de contraste.
Ne
pas mélanger lasure à eau et lasure à solvant, sinon blobs.

Quelle sous-couche
La
lasure blanche, c'est bien pour la clarté des couleurs, mais
c'est pénible car quand on applique la couche de base, il
reste toujours des taches blanches dans les creux, et ça se
voit. En plus on a du mal à couvrir le blanc avec une seule couche.
La sous-couche grise, c'est déjà moins problématique
La sous-couche noire c'est trop sombre.
La sous-couche noire suivie d'un brossage en blanc offre la clarté et limite le problème des taches blanches puisque les creux, là où on oublie de peindre, sont noirs.
Enfin, une sous-couche de la couleur de l'uniforme, c'est le pied.
Technique
Après la sous-couche, poser des "aplats" (donc une couche de peinture sans effet.
Il parait qu'un travail d'aplats impeccable est nécessaire. Pas d'accord. On peut saloper les dessous et les coins que la lasure va recouvrir. Mais il ne faut pas saloper n'importe où.

On passe la lasure qui crée les combrages.
On repasse au pinceau éventuellement quelque détails.
La lasure peut être également la technique idéale pour terminer une figurine prépeinte trop plate.

Quelle lasure pour quelle couleur ?
La lasure conventionnelle couleur bois (chêne quelque-chose) est le meilleur compromis. Elle fonctionne bien sur tous les bruns, beiges, marrons, etc.
Sur le rouge, l'orange, ça passe aussi.
Sur du vert ou du gris l'effet est « sale ».
Sur
du bleu c'est encore pire.
Sur le métal jaune (or) l'effet est impeccable, mais sur le métal blanc, ça rouille.
Selon la couleur générale, l'effet est plus ou moins heureux.
J'ai un vert kaki très foncé (mélange de lasures chêne rustique et vert basque) qui marche très bien pour :
tous les verts
- le gris
- curieusement, le métal blanc
Pour le bleu, je n'ai pas vraiment trouvé encore.

Panachage
Idée très simple : passer une lasure diférente sur différentes parties de la figurine. Par exemple, une lasure kaki sombre pour les uniformes verts et une lasure chêne rustique pour les cuirs et fusils. Ou encore une lasure kaki sombre pour la cotte de maille et une lasure chêne rustique sur les dorures.

Pots préparés
Récupérer des vieux pots de peinture et y mettre ses lasures et ses mélanges de lasure. Du coup la lasure se banalise complètement et devient aussi facile à utiliser que la peinture.

Mes pots pour l'instant :
chêne rustique pour tous les bruns et métaux dorés
chêne rustique éclairci à l'incolore pour les beiges très clairs
chêne moyen pour la peau : couleur plus chaude et moins foncée
kaki très foncé pour tous les verts foncés et le métal blanc
kaki très foncé éclairci à l'incolore pour les verts plus clairs
incolore pour improviser des lavis avec de la peinture
tentative de lasure pour le bleu, mais pas concluante
Comparaison avec d'autres techniques
Le lavis et le magic wash : je n'ai pas eu un résultat aussi beau et continu qu'avec la lasure, sans auréole. La lasure a marché du premier coup, et le magic wash, je n'ai pas insisté. C'est peut-être un coup de chance.
Le quickshade : ça ressemble à de la lasure, ça a l'odeur de la lasure (à solvants). J'en ai même mis sur du bois, et je suis à peu près sûr qu'on pourrait l'utiliser pour peindre ses volets. Par contre c'est directement à la teinte et la dilution idéales.

Les encres Vallejo/Prince August : la lasure est infiniment mieux.
Les encres Games Workshop/Citadel : pas essayé.
Le médium acrylique : pas essayé.
Une piste
Utiliser la lasure incolore + un peu de peinture acrylique pour se préparer de la lasure à la couleur qu'on veut. En fait j'ai même commencé à tester, pour du rouge foncé notamment, et ça marche au poil. Après il est sans doute préférable d'utiliser à la base de la peinture aux pigments très fins, comme la peinture pour aérographe par exemple.
Le 15mm
Pas encore essayé.
Finalité
Quelle est l'intérêt par rapport à un coffrets d'encres par exemple ? D'abord le prix, mais qui ne se justifie que pour des grosses quantités de peinture, car l'investissement initial en lasure est assez important. Ensuite surtout, ça m'amuse beaucoup ces expériences.
Sinon ce n'est pas une technique miracle : il faut faire quelques essais, et surtout pratiquer, mais les gains de temps peuvent être énormes.
26 août 2008
L'obsession de la lasure
Après les fantassins, je me suis attaqué aux cavaliers : des cosaques !
Voici mon premier essai. Les figurines sont des 28mm Copplestone.

J'ai horreur de peindre les chevaux. Celui de droite est plutôt réussi, je trouve, et m'évite un temps infiniment trop long et pénible à faire des éclaircissements. Celui de gauche l'est moins, mais c'est une erreur de clarté de peinture à la base.
En fait, ces figurines étaient prêtes depuis longtemps (un an et demi ?), montées sur leur socle, sous-couchées en noir, et attendaient juste la peinture. Pour les deux premiers, j'ai juste repassé une sous-couche de peinture grise sur la noire.
Sur les suivants, j'innove un peu.

Brossage blanc général sur la sous-couche noire. Le porte drapeau est mis en blanc pour comparer (alors que j'aurais du le mettre en gris).
Peinture de la couche de base. Effectivement, le blanc est très pénible à peindre. Il faut aller dans tous les creux et la peinture a du mal à couvrir (je persiste et signe). Avec le noir, il suffit de ne pas aller peindre dans les creux et ça participe au résultat final.
A noter que j'avais fait la hampe du drapeau (il va falloir y mettre un drapeau) avec un poil de balai et que j'avais taillé la pointe avec un cutter. Pour faire des lances il n'y a rien de plus solide que le poil de balai !

Passage de mes lasures.

Je n'ai fait aucune retouche sur les figurines après la lasure (à part le dessus des toques mais on ne le voit pas sur la photo, et le vernis mat bien sûr). Je vais peut-être brosser un peu les toques.
Un comparatif figurine sous-couchée en blanc et figurine sous-couchée en noir brossée en blanc.

Et un comparatif avec ma méthode habituelle (qui l'est de moins en moins). Figurine peinte il y a un an et demi.

Je crois que je vais adopter la méthode du brossage...
18 août 2008
Sept à l'heure
Voici un groupe de Russes Blancs peints au jus. Les socles ne sont pas terminés.

Aucune retouche sur ceux-ci (à l'exception du nuage de vernis mat). Par contre, j'ai appliqué pas moins de quatre types de lasure différentes.
Un gros plan sur les officiers.

En réalité, les officiers de cette armée se trouvaient surtout bien planqués à l'état-major.
Question rendement, pour 21 figurines, 2 heures de peinture et 50 minutes de lasurage. J'aurais pu prendre un peu plus de temps pour peindre les aplats en dessous et aux jointures. Disons 10 minutes de plus alors. Du coup ça fait un chiffre rond.
3 heures c'est autrement plus court que les 8 heures que j'y aurais passées avec ma méthode habituelle. 3 heures, ça veut dire 7 figurines à l'heure. Autrement plus que les 2,5 à 3 que j'aurais pu faire avant.
Stakhanov était un peu jeune pour participer à la Guerre Civile, certes, mais 7 figurines à l'heure... c'est de la marche rapide... ça ouvre des perspectives...
Il y avait aussi une poignée de Rouges dans le lot. Je vais retoucher le rouge (la prochaine fois, j'utilise d'emblée un rouge qui pète).

Quoi ? Comment ? Quel intrus ?
Vous voulez parler du commissaire politique ?
En réalité je ne me souviens plus d'où je sors cette figurine, mais ça va faire un joli homme-poisson, d'Insmouth ou d'ailleurs.


Les autres sont des Brigade Games.
Et j'ai eu une nouvelle idée pour utiliser la lasure transparente. A suivre !
14 août 2008
Kaki Blanc Vert
Piqué par Siaba, j'ai expérimenté d'autres couleurs pour mes Russes. Expérience aussi. Au milieu, la figurine de la photo précédente.

Ce n'est pas de la lumière naturelle, mais on voit la différence de couleur. Comment ça non ? En tout cas pour moi ça valide mon nouveau mélange Chêne Rustique + Vert Lavande + Incolore dans d'autres cas. Je ne les ai pas retouchés. Sur celui de gauche, j'ai testé ma lasure Chêne Moyen que je vais sans doute conserver pour la peau.
Ceux là sont des Blancs, reconnaissables à leurs épaules. Pour changer un peu de l'OMO (les troupes extrême-orientales de l'ataman Semenov) je les ai peints aux couleurs sibériennes. En 1918 les Sibériens (d'Omsk) ont eu des visées nationalistes indépendantistes (comme tant d'autres). Avec les Tchécoslovaques qui avaient initié la guerre anti bolchévique ils se sont alliés aux Socialistes SR de la Moyenne Volga et se sont unis sous une sorte de directoire assez foireux, le KOMUCH jusqu'à ce que les Anglais imposent Koltchak pour les diriger.
En prime, un Pope à la lasure. Pas super réussi.

J'ai en chantier 21 Russes, Blancs et Rouges, hommes du rangs et officiers. Ils sont tout prêts à peindre et j'ai préparé de quoi faire une palette humide. Là maintenant ça va être la vraie expérience, le truc qui justifie tout. En temps normal, je peindrais ces gugusses en deux sessions, en un peu plus de 8 heures, 6 heures en bâclant.
Et ici, combien de temps ? Suspens. Je donnerai la réponse lundi.
Au fait, ce sont des figurines Brigade Games.
13 août 2008
Expériences sur des Bolchéviques
Voici le résultat d'expériences, avec une figurine passée "normalement" avec lasure éclaircie avec la lasure transparente, et l'autre qui a d'abord reçu une lasure foncée diluée à l'eau.

La différence c'est pas transcendante. On voit mieux aux plis du pantalon en regardant de dos.

Méthode non "rentable" (rapport "effet obtenu" sur "temps passé" trop faible - quasi nul en fait).
En voici deux autres sur lesquels j'ai fait des "expériences".

Ce sont des Bolchéviques de la Guerre Civile Russe, de chez Brigade Games. Les deux du haut ont un bras séparé qu'il faut coller (c'est la seule opération d'assemblage requise sur ces figurines).
A noter que les Russes de la Première Guerre Mondiale n'avaient pas d'étui pour leur baïonnette. Quand ils étaient au front ils la gardaient en permanence fixée à leur fusil. D'où l'habitude de l'époque de compter les hommes en nombre de baïonnettes (fantassins) et de sabres (cavaliers), ce qui est une métonymie, je crois bien.
A part ça ils avaient une couleur d'uniforme adaptée dès le début de la guerre (l'effet Corée probablement), ce qui est pratique pour nous, puisque les mêmes figurines peuvent servir de 1914 à... 1921 si on fait abstraction de certains détails. Le casque Adrian n'aurait jamais été populaire et n'a équipé que quelques troupes de choc. Le chapeau pointu et les grandes bandes de poitrine du nouvel uniforme bolchévique relève plus du fantasme qu'autre chose sur une table de jeu puisque, le temps qu'il se généralise, la guerre était presque finie. Mais c'est très pittoresque, donc j'en peins !
Anecdote typique de la Guerre Civile Russe. Un détachement de cavalerie fait halte dans un village où il y a déjà des troupes amies. Tout se passe bien jusqu'à ce que quelqu'un s'adresse à un officier en usant du "camarade" ou bien du "excellence", et là c'est le drame : les deux groupes se découvrent ennemis. Au temps pour l'uniformologie.
Les sept pots alchimiques
Soirée remplissage de mes vieux pots avec des mélanges spéciaux de lasure.
A la petite cuillère !

En arrière plan, l'engin magique qui a aidé mes poignets débiles à ouvrir mon pot de mélange spécial (tout en défonçant le couvercle)
J'ai même rempli un pot de bleu - non testé - fait à partir de bleu nuit, vert lavande et chêne rustique.
Il faut que je me procure un pot de bois tirant sur le rouge et un de noir si ça existe, et j'aurai assez d'ingrédients pour faire un peu tout.
J'ai conscience que ce truc commence à me revenir finalement assez cher, avec tous les pots de lasure - même bon marché - que je commence à avoir, mais toutes ces expériences m'amusent énormément, et j'ai toujours aimé le fait de détourner des produits faits pour autre chose. Et puis je pourrai passer du produit aux copains qui veulent essayer.
J'ai expérimenté aussi sur une figurine la différence entre (1) mon mélange spécial éclairci avec de la lasure transparente et (2) mon mélange dilué avec de l'eau. Bien que ça ne soit pas aussi flagrant que je l'imaginais, la seconde formule crée bien des contrastes prononcés dans les creux (où d'ailleurs la totalité du produit finit : ça se voit bien au fait que les surfaces planes ne sont pas brillantes). Par contre la première est plus jolie pour créer des dégradés, l'effet lasure en somme. Je me demande s'il ne faudrait pas faire les deux pour un résultat optimum... mais ça devient de plus en plus compliqué.
Photos demain si j'ai le courage.
Sinon j'ai essayé d'ouvrir un pot de "skull white" avec couvercle à visser, et presque aussi vieux que les autres pots et... pas moyen de le débloquer : j'ai du utiliser l'engin magique.. le contenu était tout sec (ou presque : consistance mélasse). Et le pot ne contient que 12 ml au lieu de 17,5... J'avoue que je ne sais même pas comment sont les pots Citadel au juste aujourd'hui.
07 août 2008
Lasure incolore
J'ai commencé à lasurer mes nouvelles figs Horrorclix. Et j'en ai profité pour essayer ma dernière acquisition : la lasure incolore !
Même marque que ma lasure habituelle : solvable à l'eau, sans odeur, ne donne pas mal au crâne et séchage rapide.

Un peu de théorie. La lasure incolore est sensée éclaircir la lasure sans la diluer.
- ajouter de l'eau à la lasure la rend plus fuide et moins couvrante, sauf dans les creux très creux. Donc augmente les contrastes. Je vais suivre cette piste pour le 15mm.
- ajouter de la lasure incolore à la lasure la rend plus claire et permet de l'appliquer à des couleurs de base plus claires.
Du moins je crois.
Sur une fig Horrorclix, j'éclaircis mes deux lasures foncées habituelles (marron et kaki foncé) et j'obtiens ça.

(avec tout de même la lasure chêne foncé non éclaircie sur la tignasse). Résultat sympa que les conditions de lumière lors de la prise de la photo ne permettent pas de bien rendre compte.
Du coup je m'enhardis et retente de peindre des Bolchéviques, pour lesquels ma première tentative m'avait un peu laissé sur ma faim.


J'ai appliqué de la lasure marron, de la kaki foncé et surtout de la kaki foncée éclaircie sur l'uniforme. Puis retouches rapides de la peau, du rouge et un peu des cuirs marrons. Vitesse pressentie imbattable.
Ca me plait ! La photo a tendance à gommer un peu le contraste, mais il y a de jolis dégradés, bien que j'éclaircirai un peu moins ma lasure la prochaine fois. Ou peut-être une lasure en deux fois :
- éclaircie et épaisse la première fois pour faire les dégradés de tissu,
- diluée et foncée la seconde pour faire une sorte de surlignage.
A tester, mais ça risque de prendre du temps !
Comparaison avec une fig à ma manière habituelle.

Et pendant que j'y suis, un comparatif avec du Horrorclix pour Sébastien. C'est une fig Copplestone, donc du grand 28mm. Différence de taille choquante vue comme ça, de face, en photo.

Pour finir, le résultat d'une expérience.

OK. OK. Les retouches du visage sont ratées.
Ce qui est intéressant, c'est que la figurine a été bombée en vert pour sa sous-couche. Je vous laisse apprécier le peu qu'il y a eu à peindre avant de passer la lasure.

Il ne reste plus qu'à trouver la bonne teinte de vert en bombe.
05 août 2008
Psilétomètre de juillet et Musée des Monstres
Début août. Il est temps de publier le psilétomètre de juillet.

La lasure m'a donné un coup de fouet en peinture, j'ai refilé un petit rab d'Allemands deuxième Guerre Mondiale, et la commande Peter Pig 1ère Guerre Mondiale n'est pas encore arrivée, ce qui donné un très bon mois de juillet. Au contraire de juin qui était si catastrophique que je ne l'ai pas publié.
Avec une diminution des stocks de presque 400 marius en 7 mois, je devrais, au même rythme, tout finir dans dix ou vingt ans.
Hier craquage en figurines - mais ça ne figure pas dans les stats car elles sont déjà peintes !!! La ruse du sioux !!!!
Il s'agit de 4 boosters Horrorclix à -50% dans la gamme Freakshow. Soit 1,125 euros par figurine exactement. Et elles sont déjà toutes peintes.

Je trouve cette gamme Freakshow extrêmement réussie. Du caractère tout plein, de l'originalité, de l'imagination ! Et elles ne sont pas si mal peintes (un coup de lasure et elles seront au poil).
Bien sûr on ne voit pas très bien à quoi les jouer. A part à Horrorclix, bien sûr, mais non : trop facile !
Sur celles-là, je n'ai pas tout compris. Il va falloir lire la fiche.

La belle, la bête et les bêbêtes. Miam !

Des prestidigitateurs siamois dont l'un a des problèmes au foie, et horreur ! un clown.

Pour celui-là, un coup de sous-couche et ça fera un magnifique félin à peindre.

A partir d'ici, je renonce à essayer de décrire tout ça...




Ouf ! Le premier type "normal" du lot. Il porte juste un flingue et un sabre.
Et pour finir le conseil du psilète. Le relief des parties transparentes n'est pas très visible. Pour le révéler vous pouvez essayer la... lasure !!! Petite comparaison après avant.

Et sur celui-ci je ne m'étais même pas rendu compte avant de passer la lasure (verte) que les tentacules d'ectoplasmes représentaient des spectres.


