La vraie histoire de New Strasbourg
Un petit compte rendu des aventures de Boss Latimer, la bande LotOW que je jouais ce week-end à Strasbourg (Lingolsheim pour être précis) la convention des Grognards d'Alsace... Attention : il y a 20 photos dans un seul billet !!
La guerre est finie. Boss Latimer le cowboy amène ses six hommes dans un petit patelin. Pour une fois j'ai optimisé ma bande. Boss Latimer et trois buckaroos armés d'une winchester et qui tirent à 4+. Un greenhorn à cheval avec un calibre 45, un à pied avec un six coups, un cowpoke équipé d'un six coups, et un poignard pour tout le monde.
Première partie
Arrivés à un patelin nommé New Strasbourg, on rencontre une autre bande. Le ton monte lorsque soudain des locaux, confédérés démobilisés, arrivent bien décidés à nous expulser de la ville. On commence donc à s'échanger des coups de feu.

Mon adversaire est débutant et joue Lawmen. On explique les quelques règles délicates. Mes hommes, qui sont une majorité à tirer à 4+ ne font que des trois... Ca sent la mauvaise excuse du perdant Eh oui, c'est le drame de l'éternel interrégoliste : je perds la partie. Joe le cowpoke succombe à ses blessures. J'ai juste assez de dollars pour le remplacer par Beanie ; sans arme. Il faudra qu'il passe la prochaine partie à attendre planqué quelque-part.
Deuxième partie
Les locaux ont des activités décidément louches. En les espionnant un peu, on tombe sur des mouvements de caisses suspectes. On va donc chasser du confédéré nostalgique pour voir ça de plus près. Les filles de Gérard (bande cowboys également, ou plutôt cowgirls) ont eu la même idée.

On s'échange des tirs. Horsy à cheval s'empare rapidement d'une caisse et la ramène à Beanie le nouveau, qui finalement aura une utilité dans cette partie (il faut sortir la caisse de la table).

La wrangleuse adverse fait de même, mais Boss Latimer descend son cheval et elle termine à pied. A gauche, Hat Joe ??? dispute une caisse avec une fille qu'on dirait sortie d'un magazine de mode et se fait botter les fesses ! Finalement, je perds. Beanie n'a même pas eu le temps de sortir la caisse. Blacky succombe à ses blessures. Horsy est capturé et je réussis à le récupérer contre dix dollars, ce qui représente tout de même les deux tiers du budget du tour. J'équipe Beanie d'un six coups. Fin de la deuxième partie : nous ne sommes déjà plus que six. Campagne typique pour moi.
Troisième partie
En remontant la piste des caisses on découvre une mine cachée dans les montagnes. Mine d'or ? Allié pour la circonstance avec une bande de militaires (joués par Stéphane - non pas Mr Green, mais celui qui poste des commentaires sous le nom de Stef – d'autres Stéphanes prennent directement un pseudo et c'est moins confondant), nous tentons de prendre la mine d'assaut. D'autres ont eu la même idée que nous. Il s'agit des Lawmen de José et des Cowgirls de Gérard.
Pendant que les militaires chargent vers la mine baïonnette au canon, mes cowboys prennent position à couvert et repoussent une charge de filles hystériques. Enfin la puissance de feu fonctionne !



Soudain, dans un grand rugissement mécanique, une machine infernale sort de la mine et mitraille quatre hommes d'un seul coup.

Heureusement, nos adversaires ont la bonne idée de craquer au moral et nous les suivons. C'est une victoire contre mes adversaires du matin. Beanie, le seul blessé de la bande, succombe à ses blessures. Je recrute un Chinois travailleur du rail, fou du couteau et champion de Kung Fu. Pas trop cher, donc dans mes moyens.
Interlude
Le soir, sous l'oeil du maître, Stéphane et moi sortons nos tonnes de Russes et squattons une table WAB pour jouer une partie Guerre Civile Russe en adaptant The Great War. Tout n'est pas sur la table, là.



Stéphane a préparé tout ça et concocté une histoire de fille enlevée par la Tchéka et de lieutenant de cavalerie rouge passé du côté de l'ennemi. La décence m'a empêché de photographier la fille en question. En plus je n'ai pas encore peint mes Tchékistes en cuir noir.
Dimanche matin
Revenons aux cowboys.
Quatrième partie
Les confédérés nostalgiques étant équipés de machines infernales, c'est la chasse aux plans ce matin. On a aperçu des feuilles de papiers voletant. Il va falloir en récupérer le maximum. Pour cette chasse aux trésors j'affronte les militaires d'Yvan. Il va falloir éviter la gatling.

Sur la gauche et au centre, ça va mal : Boss Latimer succombe très vite et les militaires s'avancent. Sur la droite, avancée foudroyante grâce au cheval et on finit par arracher les plans au corps à corps à un adversaire inférieur en nombre localement. Johnny qui a maintenant trois points de vie tient bon jusqu'à l'arrivée de Mukden Lee qui fait le ménage, et poursuit le capitaine jusque dans un corral... où le pauvre enfin vainqueur se fait cribler de balles de mitrailleuse...

Ca marque la fin de la partie. J'ai encore perdu. Mukden Lee ne se relèvera pas, pas plus que Hat Joe le buckaroo. Je recrute un nouveau buckaroo que j'équipe d'un six coups Nous sommes cinq...
Interlude
Ayant eu vent de tout cela le gouvernement des Etats-Unis décide de nous fournir trois canons pour nous aider à venir à bout des monstres métalliques. Mais ce n'est pas gratuit. Les caisses de l'Etat sont vides et une vente aux enchères animée est organisée.

Le dernier canon s'arrache au prix exorbitant de 61$. On s'est mis à plusieurs pour remporter l'enchère. Je participe même de 3$ sur le canon de Stéphane, qui se retrouvera de l'autre côté dans la dernière partie et nous tirera dessus.
Cinquième partie
Les confédérés sont retranchés dans un fort qui ressemble furieusement à Alamo (décor de Seb).

Nous sommes divisés en deux camps de cinq personnes.

Les deux machines infernales sont dans le fort.

C'est l'assaut : pilonnage des machines, tirs sur les confédérés des remparts.


(c'est beau un champion du monde de DBM en plein réflexion)
Horsey et Johnny sont les premiers à entrer dans le fort par une poterne et échappent aux obus que nous envoient les adversaires.

Samir (petite forme : seulement le boxeur, le marshall, le vengeur masqué et l'expert en dynamite attaque les machines presque à mains nues. Un jet de dynamite échoue lamentablement, mais il l'achève au fusil (grâce aux plans collectés qui marchent comme des points de Fame). Il achèvera également l'autre.

C'est la fin : le baeckheoffe attend.
Au final, excellent week-end. Campagne débridée pensée et animée par Alex et François, adversaires (et partenaires excellents) et à côtés très sympathiques.
Par contre, aïe ! j'ai du partir un peu précipitamment et j'ai oublié de régler le bar...
Et d'ailleurs ça manquait un peu de vraie bière... du genre de celle qu'on brasse dans le Nord ou en Belgique ;)