09 mai 2008
Chocolat au four
Pour ce billet, faisons un peu joujou avec la pâte à modeler. En fait de la fimo (ou du fimo ?).

Il s'agit de fabriquer des barricades en sacs pour 15mm. Les sacs peuvent être remplis de sable, ou d'une céréale quelconque : blé, maïs, riz, ... millet.

On peut aussi fabriquer un chargement de chariot.

Si peu de sacs dans un chariot !!
Ou une redoute citadelle qui servirait de refuge au cas où l'enceinte principale serait investie.

L'utilisation d'un torchon permet d'effacer ses empreintes digitales et d'imprimer une texture.
Deux paquets de fimo, deux cent cinquante six sacs et une symphonie de Mahler plus tard, c'est prêt à enfourner.

Sur ce, après l'activité frénétique des derniers jours, le psilète prend quelques jours de repos. A la semaine prochaine !
08 mai 2008
Travaux de terrassement 2
Encore deux heures de travail sur mes derniers éléments de terrain pour 15mm.
Peinture en jaune oxyde mars + deux brossage + flocage en granulés Games Workshop.

Pour les plaques, j'ai eu la flemme de sortir la grosse peinture, du coup j'ai bombé avec des fonds de bombe de peinture qui m'avaient servi à faire une nappe. Deux nuances de jaune + un brun rouge. Là dessus j'ai brossé deux fois léger et c'est seulement après que j'ai bombé du vert. C'est correct.

La montagne de la bataille, encore moins ressemblante maintenant qu'elle a du vert partout.

Et une photo avec un fond pour faire plaisir à Stéphane.

Il ne reste plus qu'à passer une bonne couche de vernis mat en bombe. Je suis assez confiant sur la solidité de l'ensemble. La peinture directement sur le polystyrène, c'est très très fragile, mais avec la couche de crépi magique que j'ai mise, ça devrait bien tenir, en plus de donner "juste la texture qu'il faut" pour les parties falaises.
Rendez-vous dans le prochain VV Thématique pour voir le décor "en situation".
Travaux de terrassement
Travaux pour du décor 15mm ce matin. Trois heures plus tard, voici le résultat.
D'abord de quoi faire des plateaux. C'est tout simplement de la dalle de carrelage adhésive floquée au sable. Les dalles mesurent environ 31 cm de côté.

Ensuite des collines qui pourront aussi faire un arrière plan sympa pour une photo de groupe.

C'est du polystyrène extrudé avec de la litière pour chat (n'ayant pas servi), du sable, et du crépi magique pour les parties les plus lisses.
Mêmes matériaux pour ces socles de rochers faits à partir des chutes des dalles à carrelage et des collines. Il y a trente-deux petits éléments, de quoi agrémenter une zone d'une table de jeu.

Les figurines sont là pour donner l'échelle. J'ai pris celles que j'avais sous la main.
Enfin, cette colline est un vague essai de reconstitution d'une montagne au pied de laquelle s'est déroulée une bataille célèbre, et à qui elle a d'ailleurs donné son nom. Mais ça ne ressemble pas beaucoup... c'est que je n'ai pas rencontré de soucoupe volante, moi ! Et puis j'ai ménagé des espaces plats pour qu'on puisse jouer dessus.

07 mai 2008
Hangar à zombies

- Honk ?
Après l'expérience magnétique de l'autre jour, j'en étais resté avec les murs nus de ma maison démontable. Un petit peu de courage plus tard, il est temps de les habiller.
J'ai d'abord découpé des ouvertures dans le carton plume. A cause des rondelles cachées dans le carton plume, on n'a pas une liberté absolue de choix sur l'emplacement des ouvertures.
Ensuite j'ai sorti mon rouleau de toit-pour-maison-chinoise... euh... de carton ondulé... pour découper l'habillage (et en plus je me suis trompé. Pas grave : il suffira de coller dessus des tôles découpées dans les chutes).
Des tôles sont tracées au crayon sur le carton.

L'étape suivante consiste à coller le carton ondulé sur le carton plume puis, avec de la colle à bois, puis avant que la
colle n'ait le temps de sécher, à découper des tôles et à les repositionner pour obtenir un effet déglingué. Ma colle à bois prise rapide l'est un peu trop pour ça en cette saison.

Notez que les tôles dépassent de 5mm (la profondeur du carton plume) de chaque côté sur les murs latéraux.
Travailler les décors à plat est un vrai plus, mais par contre comme rien n'est maintenu, le carton plume se gondole ! En l'occurrence, c'était facilement redressable sans inquiétude esthétique en raison de l'aspect segmenté des murs de tôles, mais avec d'autres types de revêtement ça peut être un problème.
Ensuite, bombage général en noir et peinture des tôles en nuances différentes de gris/métal/brun, avec brossages et lavis, et ça donne ça (au passage, je me suis souvenu de faire un toit).

Je ne suis pas très très content de la couleur. Faudra voir "en vrai", en situation de jeu, ce que ça va donner. Je crois que je vais finir par mettre de la mousse sur le toit.

Et je ne sais pas encore quel traitement je vais faire au "plancher".
Bien sûr ça se démonte en deux secondes et remonte en dix. Par contre, si j'en fais d'autres, je marquerai les pièces.

- Eurgh ?
21 avril 2008
Expérience magnétique
Attention ce que vous allez voir est purement expérimental. Jamais fait. C'est un essai.
Mais d'abord un brin d'introduction. Mon moyen de transport principal est l'autobus et les pieds. Ensuite viennent le métro, le bus, le train, l'avion, etc., avec la voiture en bon dernier.
Transporter le matériel d'une démo 28mm en transport en commun (sans parler du stockage dans un appartement parisien), ça demande de la motivation et une certaine science de l'emboîtement et de la modulabilisation (qui m'a déjà poussé à inventer des bâtiments gigogne en adobe). Alors il y a plusieurs solutions pour repouser les limites : acheter un break, bof. Passer au 15mm, déjà beaucoup mieux. Modulabiliser et emboîter mieux, yes !
Une solution passe par la fabrication de bâtiments démontables. A vrai dire, j'ai déjà fait un essai il y a un an ou deux avec de la bande scratch (qu'on trouve dans toutes les bonnes merceries), mais ça n'avait pas été très convaincant : pas assez de rigidité pour donner de la tenue à des murs en résine. Il aurait fallu combiner ça avec des parties qui s'emboîtent, peut-être, mais ça serait devenu trop compliqué pour moi.
Heureusement lles aimants diaboliques ouvrent de nouveaux horizons !
Passons au test pratique. Première étape, classique, découpage de quatre murs dans du carton plume. On fera l'habillage plus tard. L'intérêt de la méthode, si elle marche, c'est qu'on peut remettre les murs à plat à tout moment pour y travailler.
Ensuite, les aimants sont enfoncés dans le gras du carton plume à la force du doigt, et collés.

Par contre, étant donné la force de ces petits costauds, il faut les fixer avec une solidité maximale. Je n'ai pas trouvé de meilleure idée que de recouvrir la tranche de papier.

Ca c'étaient les parties latérales. Pour les devants et les derrières, je ressors de vieilles rondelles métalliques du stock, très fines. En fait, ce sont des socles pour figurines 15mm.

Désolé, de la pub pour la magasin de bricolage le plus proche de chez moi (8 arrêts de bus).
Epluchage du carton plume (à la même hauteur que les aimants : un peu de standardisation ne fait pas de mal ici).

Collage des rondelles en enfonçant un peu avec le doigt.

Et puis on recouvre de papier. Ca ne fera aucune différence pour ces aimants diaboliques. D'ailleurs même s'il n'y a pas contact, ça ne les gênera pas plus que ça.

Pendant toutes ces manipulations, surtout poser les pièces aimantées bien à l'écart de tout objet métallique. Maintenant allons les poser sur le radiateur pour que ça sèche plus vite. Erreur qui aurait pu être fatale... le radiateur est métallique !!!
Une demi heure plus tard, assemblage... hourrah... ça marche... presque...

Eh oui, c'est de guinguois. Je n'ai jamais réussi à couper le carton plume à angle droit.
C'est pas grave. Il suffit de découper un socle aux bonnes dimensions à insérer dans le bas.

Et voilà, ça a l'air de marcher ! Et à part le socle qui joue, c'est solide. On peut le soulever et le manipuler et il faut le secouer fort pour que ça explose en morceaux.
Reste donc à aimanter le socle aussi, et à valider complètement le concept en habillant les murs et en posant un toit, mais je pense que c'est déjà concluant !
Après il faudra voir comment faire ça avec des moules en résine. C'est assez problématique pour les pan de murs devant recevoir les rondelles, mais si on remplace les rondelles par du papier ferreux, on peut peut-être se contenter de coller le papier sur la pièce et ça sera assez fin pour le montage...
20 avril 2008
Un sang d'encre bleue
J'ai finalement décidé de tenter l'encre bleue sur mes militaires. Ca tombe bien, j'avais une bouteille d'encre bleue Vallejo/Prince August.
Premier essai ça donne ça :

Bof, et en plus je trouve ça trop bleu. Donc pour la deuxième, je dilue un peu l'encre.

C'est mieux. J'ai débordé partout mais ça ne se voit qu'en photo heureusement. Le coup du pinceau humide pour rammasser l'encre en surplus, c'est bien, mais le blanc c'est terriblement salissant...
Comme je trouve que ça fait trop bleu, je me lance dans un infâme mélange avec de l'encre bleue, du gris, de l'eau et une goutte de liquide vaisselle. Ca donne ça :

Bonne couleur, selon moi, mais trop couvrant. Du coup j'essaie de diluer progressivement sur les suivants :

Bon. J'arrête là les frais. Je ne sais décidément pas faire de lavis...
Le résultat n'est ni meilleur ni pire qu'avant.
Avant :

Après :

Par contre, la grande leçon de cette petite séance, c'est que ça me conforte pour continuer la couche noire. Je ne peux pas concevoir que je puisse peindre en couche blanche ? Ca demanderait un soin que je n'ai pas et m'obligerait à y passer quatre fois plus de temps au moins.
